La gastronomie au travers des grands noms de ce métier d'art

Art et Gastronomie - Histoire de la gastronomie au travers des concours et du guide Michelin

L'idée de construire ce site m'est venue d'une suite de réflexion consécutive à mes rencontres avec les hommes et les femmes qui m'ont apporté le plaisir de la gastronomie. Qui ne s'est pas retrouvé au sortir d'un restaurant se demander s'il se sentait capable de refaire tel ou tel plat, de retrouver telle ou telle saveur ? Ou encore de se souvenir d'un plat de notre mère, tante ou grand-mère qui notre mémoire nous rappelle au détour d'un arome, une saveur ou une texture...
Que d'essais et/ou de découragement pour constater que ce n'était déjà pas simple de faire bon, alors très bon allez savoir... Et si nous rajoutions pour le plaisir de la réflexion la notion de Beau... ne vous découragez pas le constat est simple : ce n'est pas simple. Qu'il fallait en plus compléter une viande ou un poisson d'accompagnement respectueux et d'une entrée préparant votre palais à recevoir les différentes caractéristiques de votre plat, pour finir avec un dessert accrochant votre plaisir au niveau où l'a déposé votre plat et faire passer vos papilles harmonieusement du salé au sucré... 
Lorsque le constat est fait : dur/dur, il faut reconnaître aux Chefs les mérites qui leurs reviennent. Chaque jour midi et soir, ils se remettent à l'ouvrage pour tenter de proposer une histoire de plaisirs.
Comment en sont-ils arrivés là, ces cuisiniers qui, il y a 100 ans étaient encore souvent dans une cave ou une arrière cour pour proposer des plats de grande qualité.
C'est l'histoire que ce site souhaite mettre en avant un parcours de personnes ayant la passion à bras le corps pour se sortir de leurs cuisines et avoir réussies a mettre en avant leurs restaurants, et leur métier. Ils sont passés de cuisinier à Artiste en moins de 50 ans perpétuent un art qui est inscrit dans les gènes de notre pays.
Je profite de ce site pour remercier certaines personnes m'ayant aidé, accompagné ou initié dans l'ouverture de mon regard, de mes sensations de cet univers étonnant. Je cite M. Pierre Orsi (MOF 1972)1*, Jean Bardet (2*), Davy Tissot (MOF 2004,1*), Gilles Goujon (3*) (l'un des tous meilleurs chefs de notre époque) et Olivier Bontemps (Une table qui me manque). Les lecteurs les plus avisés reconnaîtront ma prédilection cullinaire au travers de ma liste de remerciement. Toutefois il est un homme qui est tout au moins aussi passionné par les chefs et leur histoire, c'est Jean-Francois Mesplède. Si l'histoire des 3 étoiles au guide Michelin vous intéresse, lisez son livre sur ce sujet, il est une mine d'indication pour comprendre un peu mieux ce monde. Merci pour ces pages de lecture... 
Si de plus vous aimez l'image de ces chefs, il est un homme qui vous ouvrira le regard sur ces talents, je cite JEFF NALIN... photographe averti et éclairé de ces chefs. Visitez son site.
Des choix a faire, comment le faire ? Écouter, questionner, regarder et comprendre ce métier pour voir qu'il est possible d'être connu, voir reconnu sans pourtant ne pas avoir une histoire à raconter au travers de ses plats... De ces histoires dont on entend le récit dans le mouvement des papilles... Lorsqu'un passionné gastronome évoque la rencontre de son palais et d'un plat au sein d'un menu et que la salive vient vous apporter une idée de l'envie que vous avez à tester et conter votre voyage.
Alors comment discerner ce qui est l'héritage harmonieux de cette lignée de cuisiniers qui ont accueilli le savoir et transmis à leurs tours... Beaucoup se sont au fil des ans fait remarquer par les gastronomes, puis les guides... c'est une piste. D'autre se sont distingués dans des concours comme le Bocuse d'Or, ou le M.O.F comme Meilleur Ouvrier de France... c'est une autre piste. Peu de gens savent Que Paul Bocuse, le Maitre, est passé durant sa formation chez Fernand Point qu'il décrit comme son mentor, 3 étoiles au guide Michelin, chez la Mère Brazier 2 restaurants 3 étoiles au guide Michelin... Que Bernard Pacaud est passé chez la Mère Brazier, ou Gilles Goujon chez Roger Vergé... Bref la liste est longue de ces exemples qui montrent que la réussite, et la reconnaissance n'est pas le fruit d'un hasard mais de facteurs divers et variés.
Pour mieux comprendre et éclairer ma lanterne j'ai voulu apporter ces différentes histoires issues soit du parcours, soit des concours ou de la reconnaissance du guide Michelin.
Je vais pour l'instant prendre ces choix et attendre de voir vos commentaires pour enrichir éventuellement les critères .. Une seul echose, les concours de TV ne sont pour ma part pas un critère de gage pour l'esprit de ce site...

 A l’origine de l’histoire des Meilleurs Ouvriers de France se trouve un homme remarquable, Lucien KLOTZ (critique d’Art et journaliste)  véritable promoteur de l’idée M.O.F, qui étaya dès 1913 le projet d’une grande Exposition Nationale du Travail. Ce précurseur voulait redorer le blason du travail manuel d’art afin de recréer une émulation et un engouement pour l’apprentissage des métiers, et de récompenser les artisans de l’excellence : « Que l’auteur d’un fauteuil, d’une table, d’un bronze, d’une serrure, ait l’espoir de pouvoir exposer son œuvre et de recevoir les plus hautes récompenses ».

Son idée vit concrètement le jour en Octobre 1924 lors de la première Exposition du Travail à Paris où 144 diplômes furent attribués et remis à la Sorbonne par le secrétaire d’état à l’enseignement technique. La machine était lancée et trois ans plus tard eut lieu le second concours.

Depuis, tous les trois ou quatre ans se succèdent les concours des Meilleurs Ouvriers de France pour arriver en l’an 2007, au XXIII ième concours et quelques 8200 titres de MOF décernés, reconnus récemment par l’Education Nationale à l’équivalence des diplômes de niveau III. Une reconnaissance qui rejaillit sur l’ensemble des 225 métiers prestigieux pouvant donner droit au titre envié de « Un des Meilleurs Ouvriers de France ».

Source : Meilleurs Ouvrier de France du Rhône www.mof69.fr